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Voici les coups de coeur reçus des ami(e)s de la librairie. Si vous souhaitez, vous aussi, nous faire partager vos coups de coeur envoyez-les nous par mail. Merci, et au plaisir de vous lire et de vous rencontrer bientôt à la librairie. |
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pages — —2 — |
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Agrandir la couverture
 
Lise Benincà
Photo - O. Roller
 
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Balayer fermer partir
de Lise Benincà
Edition Le Seuil
collection Déplacements, dirigée par François Bon
par Claire d’Aurélie,
Montrouge
J'avais écouté la dame, avec attention, touchée tout de suite. Alain Veinstein avait posé peu de question ; la dame parlait simplement, ne jouait pas l'aimable interviewée. Son intelligence sensible m'avait touchée, aux premiers mots. Il y a deux ans déjà, un livre commandé après cette émission de nuit (France culture). Un pavé que je n'avais pas totalement lu, il peut y avoir loin du livre à ce que l'on entend de l'auteur; de ce que l'on attend. Là, je n'ai rien attendu, j'ai eu envie de lire !
Commandé quelques jours après. Lu en deux soirs (108 pages). Pas un mot de trop mais aucune sécheresse.
Une jeune femme ferme la porte de la maison de son enfance. Elle s'y retrouve un moment, assise dans la cuisine aux carreaux blanc beige... qu'elle recommence machinalement à compter.
Cette simple image.
Elle rentre chez elle, dit au revoir à son compagnon qui part en voyage. Il se passera peu de choses, une porte qu'elle ne peut ouvrir.
Récit d'une grande simplicité, sans aucun mélodrame. Intelligence, sensibilité, belle construction .
À quoi tient le souvenir d'un lieu ?
J'aimerais partager, que quelqu'un (e) me dise :
— j'ai lu, j'ai aimé, j'ai envie de le faire lire à mon tour.
Extrait : “Sous mon dos, le bois du parquet s'imprègne de ma chaleur. Je m'assied, coudes sur les genoux, je contemple imbécile les gouttes qui glissent de mes joues et forment de petites taches sombres à la surface du parquet. Les souvenirs font pleurer, voilà. Dans le dessin apparu entre mes pieds, je cherche une indication, un signe qui explique avant de s'évaporer dans la pièce.”.
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Le blog de François Bon |
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Agrandir la couverture
 
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Grignotages sauvages
de Bruno Delaunay
Edition du Terran
par Emilie Renoncet, Saulnay
C'est comme une boîte à gâteaux sauf que quand on ouvre celle-ci, on y trouve pas les fameux biscuits, mais leurs recettes et des photos qui vous font comme un p'tit creux dans l'estomac, comme une envie qui vous titille, comme un voyage au pays de saveurs sauvages trop souvent oubliées! L'auteur donne plein de conseils savoureux qui vous aideront à utiliser au mieux les plantes qui vous entourent dans des recettes originales. Pour vous donner l'eau à la bouche, voici un petit aperçu de de ces merveilles : les feuillletines d'Achillée Mille-feuille, l'apéromarin, les cookies princier à la Reine des prés, le Cococamo, la cage à Violettes, le Mac'ortie, les chatons (de saule) chocolatés... Une chose est sûre, vous ne sortirez pas indemne de ces 584g de bonheur!
Mais, les sureaux sont en fleurs! Alors au prochain pique-nique sur la plage il pourrait bien y avoir des cigarette de l'arbre aux fées...
Voilà... Bon appétit, moi je retourne à mes guifettes, hérons et autres petits patapons...avant les bourrées et scottish de ce soir. La bise à toi et aux autres bellilois à qui je pense souvent.
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Le site des éditions du Terran |
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Robert Lalonde
 

Un éditorial du Dr Lehmann sur le site du Dr Winckler
 
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Espèces en voie de disparition
de Robert Lalonde
Edition Boreal
par Catherine Germain,
Villeconin
Robert Lalonde nous fait entrer dans sa poésie : nous ne savons plus très bien ce qui tient de l'humain, de la nature, de l'esprit, du rêve ou de la réalité. A petites touches impressionnistes, il crée un univers autour du thème de l'Amour : le désir, la violence, la mort, la tendresse, la vieillesse, la surprise, la tristesse ... l'espoir. Des sentiments qui forment à jamais le ciment de ces couples, des sentiments qui perdurent au delà des séparations que la vie réserve... Une écriture poétique, émaillée de savoureuses expressions du Québec, par laquelle on arriverait presque à humer le parfum des épinettes…
Patients si vous saviez
du Dr Christian Lehmann
Edition Points
par Catherine Germain,
Villeconin
Excellent témoignage d'un médecin généraliste ... Il choisi d'abord de nous faire suivre une journée de consultation type !!! Dans un style rapide et sans concession, très accessible à tous, nous accueillons avec lui ses malades : les angoisses de certains diagnostics, l'attachement pour des patients de longue date, mais aussi ceux dont on se passerait volontiers, les mystères du sens clinique, la nécessité de maintenir sa vigilance malgré la fatigue... Après avoir lu cette première partie, vous ne regarderez plus votre médecin de la même façon !
En seconde partie, il analyse avec réalisme l'évolution du système médical français mettant en lumière les raisons des difficultés d' aujourd'hui : la pénurie de médecins, la main-mise des laboratoires pharmaceutiques. Son écriture aisée ne rend pas cette partie plus austère que la première. Bien au contraire, certaines révélations sont dignes des meilleurs thrillers...
Un livre indispensable pour comprendre comment on vous soigne !
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Voir une planche
 
Encore
 
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Fullmetal Alchemist
de Hiromu Arakawa
Edition Kurokawa
par Steve Naumann,
Vigneux-sur-Seine
Il s’agit du best-seller de ces dernières années au Japon. Et pour cause, le manga est une pure merveille de dessin et d’intention. Nous suivons les aventures d’Alphonse et Edward Elric. Se frottant à l’alchimie dont la règle est que pour avoir une chose, il faut donner une chose en retour, ils essaient de ressusciter leur mère. Mais ça se passe très mal et l’un perd son corps et se réfugie dans une armure, l’autre perd un bras et une jambe. La légende dit que c’est la pierre philosophale qui permet de faire de l’alchimie sans aucun gage. Ils décident alors de passer l’examen d’alchimiste d’état pour pouvoir parcourir le monde.
Voilà un début d’histoire bien banal, mais la suite du manga nous étonne à chaque volume. Nous nous approchons plutôt d’un manga politique avec les affaires secrètes de l’armée ou même une réflexion sur la religion, où beaucoup de références au christianisme se mêlent à un génocide important.
L’auteure fait partie de la première ligne d’un mouvement de filles qui révolutionnent le manga pour garçon.
Avec D Gray-Man ou Kekkaishi, les données sont nouvelles. La mort est le centre de leurs histoires, là où elle n’était qu’une péripétie dans Dragon Ball par exemple (les héros ne cessaient de ressusciter). En tout cas, c’est le titre à avoir en ce moment.
15 volumes sont sortis en France, le 16ème est prévu pour mars 2008.
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Le Manga au festival d’Angoulème sur le site Animeland
Le site du festival international de la bande dessinée d’Angoulème |
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Lire le premier chapitre
 
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Tango
de Elsa Osorio
Traduit de l'espagnol par Jean Marie Saint Lu
Edition Métailié
par Annie Herbillon,
Nanterre
Prété par ma copine Sylvie, au milieu d'un paquet préparé en vue d'un voyage au soleil, emporté presque par hasard, presque juste pour son titre, parce que j'aime cette danse, et me voilà la nuit, décalage horaire oblige, emportée dans ce tourbillon de vie, de sensualité, de drames et de legereté, un peu perdue, mais avec délices, dans les temps, les narrateurs, et tous les soirs, le refermer avec "regret", mais juste pour qu'il dure plus longtemps.
2008 : je vais danser le tango plus souvent !
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Pour ceux qui lisent l’Espagnol, le site d’Elsa Osorio
Elsa Osorio sur le site des éditions Métailé |
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Lire le premier chapitre
 
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Le rapport de Brodeck
de Philippe Claudel
Edition - Stock
par Serge Albagnac,
Le Palais
Je viens de terminer « Le rapport de Brodeck » de Philippe Claudel, et j’en suis encore bouleversé. Le héros parle à la première personne, et au début, on se demande un peu ce qui se passe, ce qui s’est passé et ce qui va se passer. L’action se situe dans un village isolé d’Allemagne, ou de Pologne, rien ne l’indique, bien que les termes prétendus dialectaux font plutôt penser à la langue allemande. Petit à petit, les personnages montrent leur profil social et révèlent leur profondeur, ou la vacuité de leur humanité. On voit les sympathiques et les troubles, les victimes et les bourreaux.
Le style de Claudel est très précis, les métaphores dont il use pour décrire les paysages sont très belles, et l’émotion vient peu à peu au fur et à mesure que l’action prend corps. Même si, au début, on se perd un peu dans l’histoire qui semble étrange, faite de non-dits, je reconnais que l’on entre vite dans ce milieu à la fois fruste et sauvage où l’aubergiste comme le Maire, et les autres villageois, sont des êtres simples mais au coeur empli de fiel, de méchanceté et de xénophobie. A côté on aime l’ « Anderer » (l’Etranger), et son allure décalée, la mère adoptive de Brodeck, et la pauvre Emelia traumatisée par un acte de violence, sa petite fille qui aime profondément et qui est aimée par Brodeck......
Lisez ce livre : il ne laisse pas indifférent, car il évoque à travers sa trame romancée, le racisme, les camps de concentration, la misère de la société livrée à ses instincts les plus bas, et la rédemption grâce aux êtres simples mais tellement humains.
Extraits :
…« C’est une drôle d’heure que cette heure là. Les rues se vident, la pénombre les coule dans une grisaille froide et les maisons deviennent de curieuses siulhouettes, pleines de menaces et de sous-entendus. »…
…« Dans le ciel qui s’évanouissait, les étoiles frottaient leurs clous d’argent au noir de la nuit »
Et le début du roman :
« Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi, je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. ».
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Philippe Claudel sur le site des éditions Stock |
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